Pourquoi nous avons créé Astérion — et ce que cela change pour la médecine nucléaire
La genèse d’un réseau né d’une conviction médicale
La médecine nucléaire vit une mutation profonde. Entre l’essor du théranostique, l’arrivée de nouveaux radiopharmaceutiques, et la concentration croissante des équipementiers et des partenaires industriels, les centres libéraux font face à un défi structurel inédit : rester à la pointe scientifique tout en préservant leur indépendance, leur modèle et leur sens du soin. C’est à partir de ce constat que le réseau Astérion est né.
Une conviction, pas une opportunité
Il aurait été plus simple de rester chacun dans son service, à piloter son activité comme on l’a toujours fait. Mais les médecins nucléaires qui ont fondé Astérion ont choisi une autre voie : se réunir, co-construire, et peser collectivement face à des interlocuteurs de plus en plus concentrés et des tutelles de plus en plus exigeantes.
Le CIN de Saint-Étienne, pionnier de la médecine nucléaire privée depuis 1987, et le groupe IMT — Imagerie Moléculaire et Théranostique — ont posé les fondations médicales du réseau. À leurs côtés, Charles-Henry Béglin et Clément Martin, co-fondateurs du réseau Simago, ont mis leur expérience de la structuration de l’imagerie libérale au service de cette nouvelle aventure.
Ce n’est pas un rachat. Ce n’est pas une fusion. C’est une co-construction.
Un projet médical avant tout
Ce qui distingue Astérion, c’est l’ordre des priorités. Le projet médical est premier. L’organisation est au service des médecins nucléaires, pas l’inverse.
Animé exclusivement par des médecins nucléaires exerçants, Astérion fonctionne avec une identité juridique et une gouvernance propres, totalement indépendantes des autres spécialités d’imagerie. Les associés restent décisionnaires sur tous les volets médicaux — planning, rythme, typologie d’examens, entrée et sortie d’associés. Ils ne sont soumis à aucun objectif chiffré, à aucun reporting d’activité.
Ce que le réseau apporte, c’est ce qui prend du temps sans être médical : l’administratif, le juridique, le renouvellement des équipements, la négociation avec les partenaires. Libérer les médecins de ces charges pour qu’ils se concentrent sur ce qui compte : le parcours de soin du patient.
L’adossement à Simago : une force, pas une dépendance
Astérion s’appuie sur l’expertise organisationnelle de Simago — le premier réseau d’imagerie libérale en France — sans en être une filiale ni lui être subordonné. C’est une articulation choisie, pensée pour donner à la médecine nucléaire une taille critique immédiate.
Ce que cela signifie concrètement : des fonctions support opérationnelles dès le premier jour, une capacité d’investissement mutualisée pour renouveler les plateaux techniques, et un poids collectif pour dialoguer avec les industriels, les tutelles et les établissements de soins.
À fin 2025, ce socle représente 370 médecins associés, 125 points d’exercice, 1 700 collaborateurs et plus de 5 millions de rendez-vous patients par an. Astérion s’y adosse — il n’y est pas dilué. Le réseau Astérion apporte son excellence médicale, son expérience dans le secteur de la médecine nucléaire et son savoir-faire en terme d’administration complexe de services.
Et maintenant ?
Cinq lieux d’exercice. Treize médecins nucléaires. Vingt et un TEP et gamma-caméras. Soixante-dix mille actes réalisés chaque année. C’est l’Astérion d’aujourd’hui.
Mais le réseau est conçu pour croître — par cooptation, par conviction, un service à la fois. Chaque nouveau service qui rejoint Astérion ne rejoint pas qu’un réseau : il rejoint une communauté de praticiens qui ont décidé que l’avenir de la médecine nucléaire libérale se construit ensemble.
Si vous êtes médecin nucléaire et que cette façon d’envisager l’exercice résonne avec la vôtre, la conversation peut commencer ici.