Le secteur de l'imagerie médicale

Publié le 29 octobre 2025

Quand la médecine rejoint l’humain : l’acupuncture au service des patientes en oncologie

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Un parcours guidé par la proximité

Formée à la médecine à Paris puis à Dijon, le Dr Anne-Sophie Hemon s’est très tôt orientée vers l’imagerie du sein. Après un internat dans un centre anticancéreux, elle intègre le groupe d’Auxerre où elle exerce depuis plus de vingt ans.
« Je me suis vite tournée vers la sénologie. C’est une spécialité qui demande d’être au contact des patientes, d’accompagner, d’écouter. »

Associée depuis 2012, elle a peu à peu enrichi sa pratique de nouvelles approches, notamment autour du bien-être et du soin global.
Formée à l’hypnose d’abord, puis à l’acupuncture en 2019, elle découvre un champ complémentaire à sa spécialité : « L’objectif est d’aider le patient au centre, de l’aider à traverser les traitements avec plus de confort et de sérénité. »

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L’acupuncture, un soin de support à part entière

Aujourd’hui, le Dr Hemon consacre une part importante de son activité à l’acupuncture et à l’auriculothérapie. Ces techniques s’adressent principalement à des patientes en cours de traitement contre le cancer du sein, mais aussi à d’autres personnes souffrant de douleurs ou de stress.
« L’hormonothérapie, par exemple, peut provoquer des douleurs diffuses. La chimiothérapie entraîne parfois des neuropathies très difficiles à vivre au quotidien. L’acupuncture permet d’atténuer ces effets. »

Une séance dure environ une heure. Elle commence par un temps d’échange : la parole occupe une place essentielle, surtout pour les patientes qui appréhendent les aiguilles.
« Je prends parfois le pouls pour évaluer l’état général, puis je choisis les points à stimuler selon le besoin. L’auriculothérapie agit bien sur la douleur et le stress. »

Certaines séances incluent aussi des techniques complémentaires, comme le massage tuina, où les points énergétiques du ventre sont stimulés avec les mains, ou encore le bâton de moxa, utilisé pour réchauffer des zones précises du corps et rétablir l’équilibre énergétique.

 

Une approche qui améliore l’expérience du soin

Ces pratiques ne remplacent pas les traitements médicaux, mais les accompagnent.
« L’objectif principal est que le patient se sente mieux, qu’il vive son parcours de soin avec plus de légèreté. »

Les séances peuvent être réalisées une fois par semaine, selon les besoins. De nombreuses études ont démontré leur efficacité, notamment sur les bouffées de chaleur ou les effets secondaires de la chimiothérapie.

Pour le Dr Hemon, cette approche est devenue une évidence : elle allie science, écoute et humanité.
« J’ai la chance d’évoluer dans un environnement bienveillant : mes collègues, les secrétaires, l’équipe entière m’ont soutenue dans ce chemin. Je n’ai rencontré aucun frein. »

En plaçant la parole et le ressenti au cœur de la relation médicale, le Dr Hemon illustre une conviction forte : soigner, c’est aussi prendre soin.