Au cœur du dépistage, une chaîne de solidarité autour de chaque patiente
Une prise en charge immédiate et coordonnée
Au Centre Joliot Curie, le dépistage du cancer du sein ne s’arrête pas à l’examen d’imagerie. Lorsqu’une anomalie est détectée, tout s’enchaîne très vite.
« Dès la découverte d’un cancer du sein, nous organisons la prise en charge en moins de sept jours », explique le Dr Jean-Claude Le Van An, radiologue au sein du centre et du groupe PARRC.
Une biopsie est programmée rapidement pour confirmer le diagnostic, puis une consultation d’annonce est organisée afin d’expliquer les résultats à la patiente. « Nous travaillons en équipe : le secrétariat, les radiologues et les oncologues se coordonnent pour que tout s’enchaîne sans délai. La patiente n’est jamais livrée à elle-même. »
Un accompagnement humain à chaque étape
Dès la consultation d’annonce, une place est bloquée auprès d’un oncologue-radiothérapeute afin d’assurer la continuité du parcours de soins.
Ce dernier fait connaissance avec la patiente, présente son dossier en réunion de concertation pluridisciplinaire, où chirurgiens, gynécologues, radiologues et spécialistes discutent du cas, et l’oriente vers la chirurgie ou la radiothérapie selon le protocole adapté.
La prise en charge ne s’arrête pas là : un onco-psychologue est également disponible pour toutes les patientes qui en ressentent le besoin. « Nous proposons systématiquement cette consultation complémentaire. Certaines patientes n’en voient pas l’utilité, mais d’autres l’apprécient énormément. Et c’est sans facturation, totalement à disposition de la patiente. »
Un véritable travail d’équipe
Cette organisation fluide repose sur une étroite collaboration entre les équipes d’imagerie et celles du centre de radiothérapie.
« Nous travaillons main dans la main pour que la patiente soit prise en charge le plus vite possible, avec un circuit court dès qu’une suspicion de cancer apparaît. »
Deux cas de figure se présentent :
- le dépistage, pour lequel les délais restent un défi permanent ;
- le diagnostic de cancer, qui déclenche une prise en charge immédiate et prioritaire.
Des moyens humains sous tension
Malgré cette efficacité, le Dr Le Van An souligne une difficulté majeure : le manque de manipulateurs radio.
« C’est aujourd’hui l’un des principaux freins. Nous ne pouvons pas ouvrir de vacations supplémentaires, certains font déjà des heures en plus. »
Le centre optimise néanmoins chaque créneau : les plannings sont ajustés pour limiter les pertes de temps et répondre au mieux à la demande.
Une mission collective
Au-delà de la technologie et des protocoles, le Dr Le Van An rappelle que la clé reste humaine : « Chaque patiente doit se sentir accompagnée, écoutée et soutenue. Dès que le diagnostic tombe, elle sait qu’une équipe entière est déjà mobilisée autour d’elle. »