Portrait du Dr Hugo Sandor – nouvel associé du groupe PARRC
Dr Hugo Sandor : la radiologie, une affaire de famille et de région
Il y a un an, le Dr Hugo Sandor s’installait comme radiologue au sein du groupe PARRC dans le Pas-de-Calais, groupe associé au réseau Simago. Mais avant d’être une histoire de médecine, d’organisation et de dynamisme d’équipe, l’histoire de ce jeune radiologue est d’abord celle d’un ancrage — dans une région, la Côte d’Opale, et dans une filiation, celle qui le lie à son père, radiologue exerçant lui aussi au sein du groupe PARRC.
Un enfant du Calaisis, resté fidèle à sa terre
Le Dr Hugo Sandor est un enfant du cru. Originaire de Calais, scolarisé dans le Calaisis, il grandit dans un milieu où la médecine occupe une place centrale : ses parents comme ses grands-parents en sont issus. Après une hésitation entre prépa et médecine, le choix s’avère simple — « J’aimais le côté concret du débouché de la médecine, je connaissais mieux le domaine » — il choisit donc naturellement de s’installer Lille en 2013 pour ses études, où il fera toute sa formation jusqu’en 2024.
Mais c’est surtout le choix de son lieu d’installation qui dit quelque chose de lui. Contrairement à beaucoup de jeunes internes qui, la formation achevée, peuvent s’installer où bon leur semble, Dr Sandor n’a pour ainsi dire pas eu à se poser la question : « Je savais que je souhaitais m’installer en libéral. Mais les attaches sont ici, donc peu de questions » Un attachement qu’il revendique sans détour : « Ça a compté de m’investir auprès de ma région d’origine. Attaché aux lieux, à la population, je me suis construit et j’ai grandi ici. »
Une voie tracée par le père, empruntée par le fils
Si la radiologie s’est imposée naturellement au Dr Sandor, c’est aussi parce qu’elle portait déjà un nom de famille. « La voie a été tracée par mon père », reconnaît-il — un domaine qu’il n’avait pourtant pas prémédité d’emprunter. Ce sont deux stages d’internat qui feront basculer sa vocation : d’abord la neurochirurgie, puis la radiologie, où tout se confirme très vite. Aujourd’hui, il conserve une pratique polyvalente, avec des tropismes notamment pour la neuroradiologie, l’imagerie de la femme et proche du réseau Endhauts et l’imagerie musculosquelettique/interventionnelle.
Mais la transmission ne s’arrête pas à la vocation : Hugo exerce désormais aux côtés de son père, au sein de la même structure. « On se croise peu mais qu’on travaille ensemble, c’est agréable », confie-t-il, avant d’ajouter ce qui résume sans doute le mieux l’esprit de la transmission telle qu’il la vit : « et maintenant, c’est dans les deux sens. » Le père a ouvert la voie ; le fils, avec sa génération et son regard neuf sur l’intelligence artificielle et les outils de demain, la lui rend.
Une radiologie tournée vers l’humain, et vers demain
Cette idée de transmission, le Dr Sandor la porte aussi au-delà du cercle familial. Habitué à donner des conférences, il aime déjà partager son savoir et n’exclut pas d’ouvrir, demain, un terrain de stage à de jeunes internes. Au sujet de l’intelligence artificielle, qu’il observe évoluer depuis ses débuts, il ne cache pas son enthousiasme : « Je suis bluffé par la rédaction des comptes rendus, c’est un vrai confort — on est plus attentif à l’image qu’à la rédaction. On n’est qu’au début, j’ai hâte de voir la suite. »
Mais pour ce jeune radiologue, la technologie ne doit jamais faire oublier l’essentiel. Une expérience marquante, vécue tôt dans sa pratique, le lui a rappelé avec force : un patient rappelle après une infiltration sous scanner, décrit un déficit brutal ; orienté aux urgences, il faisait en réalité un AVC.
« Nous ne traitons pas que des images, mais des patients. L’image reste un outil qu’il faut interpréter et intégrer dans l’histoire et le vécu du patient », résume le Dr Sandor. Une conviction qu’il aimerait transmettre à son tour aux internes: « Faites-vous confiance, lancez-vous et n’hésitez pas à poser des questions. »
Simago, un an après ?
Un an après son arrivée dans le réseau, le Dr Hugo Sandor préfère parler de continuité plutôt que de rupture. « Je n’ai finalement pas ressenti de véritable rupture entre l’avant et l’après », confie-t-il : à l’échelle du réseau, il a retrouvé le dynamisme, le goût des projets et de l’innovation qui existaient déjà au sein du groupe PARRC — tout en conservant son autonomie dans la pratique quotidienne. Son message aux confrères de son groupe et au réseau tient en une formule, à son image : « Apportez-nous des projets, et nous, on fera tout pour les porter ensemble. »
« Faux calme » : c’est avec un brin d’autodérision que le Dr Sandor se décrit ainsi — calme et professionnel au quotidien, mais sachant aussi dire les choses lorsqu’il le faut, toujours dans le respect. Et s’il lui arrive de s’énerver, c’est généralement plutôt contre lui-même !
Une chose est sûre — enraciné dans sa région et fidèle à l’héritage de la radiologie transmise par son père, il compte bien y écrire désormais, à sa manière, la suite de son histoire…